CAEN, FRANCE
La peinture québécoise s'exposait à Caen
Ref: Le journal de carrefour, France, 1989.
Comme nous l'annoncions dans notre journal d'avril,
la grande salle de l'hôtel d'Escoville à Caen a reçu une exposition
unique en son genre, du ler au 10 avril dernier: celle du peintre
québécois Péloquin qui exposait vingt-huit toiles pour la
première fois en Europe.
Déjà bien connu en Amérique du Nord depuis près de vingt
années qu'il expose à Montréal, Québec, Toronto, Ottawa, New York
et Miami, il a pensé se faire connaître en Europe et plus
particulièrement en France. Il a choisi la salle d'Escoville, du
XVle siècle. Plus de huit cents personnes ont pu admirer ses
toiles qui représentent son univers proche.
Son style s'apparente au surréalisme,
avec une touche d'hyperréalisme, mais ce que l'on retient, outre la gentillesse et
l'accent sympathique du peintre, c'est la richesse des tons, la précision des traits
et l'humour: quelle belle peinture, lumineuse et gaie, on pourrait même penser à
des photographies... Claude Péloquin parvient à donner du relief,
de la profondeur à ses tableaux, comme s'il utilisait un zoom.
C'est ce qui ressort de son livre d'or, riche de cent trente compliments:
des mots élogieux et enthousiastes parmi lesquels ceux d'une douzaine de peintres
régionaux, tous unanimes quant à l'extrême qualité de son travail.
La critique suivante résume très bien
la démarche de Claude Péloquin.
Martha Jeplickova
La vie Tchécoslovaque, 1991.
« Les couleurs faisant naître
l'impression de clarté, de l'optimisme pur, la fantaisie
poétique s'interpénétrant avec une réalité bien lisible,
l'humour invitant à la réflexion, les rêves de l'homme,
sa curiosité, sa joie de vivre, nuancés par une légère
ironie; tout cela, les tableaux du peintre Québécois,
Claude Péloquin le reflètent bien. La composition
de ses tableaux offre aux regards une espèce de contrepoint
juxtaposé et évoque à la fois le rôle de l'image qui envahit
l'homme d'aujourd'hui et influence fortement ».